Harcèlement : protocole et comment agir

Un écolier assis sur le sol de la classe en train d’être harcelé, illustrant le protocole légal contre le harcèlement

IMPORTANT : Cet article a été rédigé en s’appuyant sur le protocole andalou pour l’action en cas de harcèlement prévu dans l’Ordre du 20 juin 2011. Cependant, les règlements éducatifs et les critères d’action ont pu faire l’objet de modifications ultérieures, d’instructions complémentaires ou de mises à jour, notamment dans le domaine du cyberharcèlement. Pour agir dans un cas spécifique, il est recommandé de consulter la réglementation actuelle de la communauté autonome correspondante et de solliciter un conseil juridique spécialisé.

Harcèlement : définition et caractéristiques

Le harcèlement est une forme de maltraitance psychologique, verbale ou physique envers un élève, provoquée à plusieurs reprises par un ou plusieurs camarades de classe au fil du temps.

Pour qu’une situation soit considérée comme du harcèlement, plusieurs éléments doivent normalement être présents pour la différencier d’un conflit spécifique entre élèves.

  • Intentionnalité : Ce comportement vise à causer du tort, à humilier, à exclure ou à intimider.
  • Répétition : ce n’est pas un événement isolé, mais un comportement répété.
  • Déséquilibre de pouvoir : il existe une situation de supériorité physique, psychologique, sociale ou de groupe.
  • Impuissance : la victime a du mal à se défendre ou à mettre fin à la situation.
  • Composante collective ou de groupe : dans de nombreux cas, plusieurs élèves ou un groupe qui renforce le comportement interviennent.
  • Observateurs passifs : les autres collègues connaissent la situation, mais n’interviennent pas et ne la communiquent pas.

Manifestations de l’intimidation

Le harcèlement peut se manifester de différentes manières. Il n’y a pas toujours d’agression physique directe ; Dans de nombreux cas, cela se manifeste par l’exclusion, l’humiliation, l’intimidation ou un comportement numérique.

  • Exclusion sociale et marginalisation.
  • Agressivité verbale, insultes ou moqueries répétées.
  • Humiliation, humiliation ou ridicule publique.
  • Agressivité physique directe ou indirecte.
  • Intimidation, menaces ou chantage.
  • Le cyberharcèlement via les réseaux sociaux, les sites web, les e-mails ou les messages mobiles.
  • Diffusion d’images, d’insultes, de menaces ou de contenus indésirables.
  • Harcèlement ou agressivité liés à la liberté ou à l’orientation sexuelle.
  • Harcèlement sexuel ou abus sexuel.

Protocole d’action contre le harcèlement en Andalousie

Les communautés autonomes, dans l’exercice de leurs pouvoirs en matière d’éducation, ont approuvé des protocoles d’action contre le harcèlement. En Andalousie, le protocole est élaboré dans le cadre du règlement sur la coexistence dans les écoles et établit une série d’étapes visant à détecter, communiquer, enquêter et adopter des mesures de protection.

Étape 1. Identification et communication de la situation

Tout membre de la communauté éducative ayant connaissance ou soupçonné une situation de harcèlement doit en parler au personnel enseignant, au tutorat, à l’orientation ou à l’équipe de direction. En tout cas, l’information doit parvenir à la direction du centre ou, en son absence, à un membre de l’équipe de direction.

Étape 2. Action immédiate

Après avoir reçu la communication, l’équipe de direction doit rencontrer le tuteur des étudiants concernés et recevoir des conseils pour collecter des informations, les analyser et évaluer l’intervention nécessaire. Lorsqu’une situation de harcèlement est détectée, le Service provincial d’inspection de l’éducation doit être informé.

Étape 3. Mesures d’urgence

Si nécessaire, l’école doit prendre des mesures urgentes pour protéger l’élève concerné et éviter toute nouvelle agression.

  • Des mesures garantissant la sécurité immédiate de la personne harcelée.
  • Soutien spécifique et aide pour l’étudiant concerné.
  • Des mesures de précaution visant les élèves qui seraient des harceleurs.

Étape 4. Transfert aux familles ou aux tuteurs légaux

Le tuteur, l’orientation ou l’équipe de direction doit informer les familles ou tuteurs légaux des élèves concernés, avec la prudence et la confidentialité requises, en communiquant la situation et les mesures adoptées.

Étape 5. Communication avec d’autres professionnels

La direction de l’école, respectant la confidentialité et la vie privée des mineurs, peut informer l’équipe enseignante et, si cela le juge nécessaire, d’autres professionnels du centre ou des instances sociales, sanitaires ou judiciaires externes.

Étape 6. Collecte d’informations

Une fois les mesures urgentes prises, l’équipe de direction doit recueillir des informations auprès de différentes sources pour évaluer correctement la situation.

  • Examen de la documentation existante concernant les étudiants concernés.
  • Observation des indicateurs dans les espaces communs, les salles de classe et les activités complémentaires.
  • Entretiens avec des élèves, des camarades de classe, des familles, des conseils ou d’autres professionnels.
  • Préparation d’un rapport par la direction du centre avec les informations obtenues.

Durant cette phase, la protection des mineurs, la préservation de leur vie privée, l’action immédiate, la création d’un climat de confiance, la collecte de preuves et d’indicateurs ainsi que l’évitement d’interventions en double ou de retards inutiles doivent être garantis.

Étape 7. Application des mesures correctionnelles et disciplinaires

Une fois les informations vérifiées, la direction de l’école doit adopter les mesures correctives ou disciplinaires correspondantes conformément au plan de coexistence et aux règlements applicables.

Étape 8. Communication à la Commission de coexistence

La direction de l’école doit transférer le rapport préparé et, le cas échéant, les mesures disciplinaires appliquées à la commission de coexistence de l’école.

Étape 9. Communication à l’inspection de l’éducation

L’équipe de direction doit envoyer le rapport au Service provincial d’inspection de l’éducation, sans préjudice de la communication immédiate qui pourrait être appropriée dès le début du protocole.

Étape 10. Définition des mesures et des actions

L’équipe de direction, avec l’avis d’un guide éducatif, doit définir les mesures et actions adaptées au cas spécifique. Ces mesures peuvent être dirigées à la fois contre l’école et la salle de classe ainsi qu’envers les élèves concernés, les élèves agresseurs, les observateurs, les familles et les enseignants.

  • Avec la personne harcelée : mesures de protection, soutien émotionnel, accompagnement social, compétences en communication, estime de soi et possibilité d’orientation vers des services spécialisés.
  • Avec les élèves agresseurs : mesures correctives, actions éducatives, programmes de modification du comportement et, si approprié, orientation vers des services compétents.
  • Avec les observateurs : empathie, sensibilisation, méditation et activités d’aide entre pairs.
  • Avec les familles : information, conseils, coordination et engagements de coexistence.
  • Avec le personnel enseignant et le personnel du centre : lignes directrices pour l’intervention, le suivi, la détection des indicateurs et la formation spécifique.

La direction de l’école doit être responsable du suivi des mesures adoptées, en informant périodiquement la commission de coexistence, les familles et l’inspection de l’éducation.

Étape 11. Communication avec les familles

Les familles ou tuteurs légaux des étudiants concernés doivent être informés des mesures individuelles, organisationnelles et préventives proposées, en préservant toujours la confidentialité de l’affaire.

Étape 12. Suivi par l’inspection de l’éducation

L’inspection de l’éducation doit surveiller les mesures et actions définies, ainsi que la situation scolaire des élèves concernés.


Preguntas frecuentes sobre acoso escolar y protocolo de actuación en Andalucía

¿Qué se considera acoso escolar?

Se considera acoso escolar una conducta de maltrato físico, verbal, psicológico, social o digital ejercida de forma reiterada contra un alumno o alumna, normalmente con intención de dañar y aprovechando una situación de desequilibrio o indefensión.

¿Cómo se diferencia el acoso escolar de un conflicto puntual?

El acoso escolar suele implicar repetición, intención de causar daño, desequilibrio de poder e indefensión de la víctima. Un conflicto puntual, aunque pueda ser grave, no siempre reúne esos elementos.

¿Qué formas puede adoptar el acoso escolar?

Puede manifestarse mediante insultos, burlas, amenazas, agresiones físicas, exclusión social, humillaciones, chantaje, difusión de imágenes, ciberacoso, acoso sexual o conductas vinculadas a la orientación sexual o identidad de la víctima.

¿Quién debe comunicar una posible situación de acoso?

Cualquier miembro de la comunidad educativa que conozca o sospeche una situación de acoso debe comunicarlo al profesorado, tutoría, orientación o equipo directivo, para que la información llegue a la dirección del centro.

¿Qué debe hacer el centro cuando recibe una comunicación de acoso?

El equipo directivo debe activar las actuaciones iniciales, recabar información, valorar la situación con tutoría y orientación y, si aprecia indicios de acoso, informar a la inspección educativa y adoptar medidas de protección.

¿Qué medidas urgentes pueden adoptarse para proteger a la víctima?

El centro puede adoptar medidas de seguridad, apoyo emocional, vigilancia, separación preventiva, acompañamiento, medidas cautelares respecto del alumnado presuntamente agresor y cualquier actuación necesaria para evitar nuevas agresiones.

¿Deben informarse las familias del alumnado implicado?

Sí. Las familias o responsables legales deben ser informados con cautela, confidencialidad y respeto a la intimidad de los menores, tanto de la situación detectada como de las medidas adoptadas o propuestas.

¿Qué información debe recopilar el centro durante el protocolo?

Debe revisar documentación, observar al alumnado en distintos espacios, entrevistar a personas implicadas o testigos, consultar a tutoría y orientación y elaborar un informe con los hechos, indicadores y medidas adoptadas.

¿Puede haber medidas disciplinarias frente al alumnado acosador?

Sí. Si se confirma la situación, la dirección del centro puede aplicar correcciones o medidas disciplinarias conforme al plan de convivencia y a la normativa educativa aplicable.

¿Cuándo conviene acudir a un abogado en un caso de acoso escolar?

Conviene acudir cuando el centro no actúa, las medidas son insuficientes, existen daños psicológicos o físicos, se produce ciberacoso, hay indicios de delito o la familia necesita asesoramiento para formular reclamaciones, denuncias o exigir responsabilidades.


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