Les sanctions augmentent en raison des nouvelles restrictions imposées par l’État d’alarme

Femme portant un masque regardant par la fenêtre pendant la détention en raison des sanctions de l’état d’alarme.

IMPORTANT : cet article analyse les sanctions liées à l’état d’alarme déclaré en mars 2020, conformément au cadre réglementaire, administratif et sanctionnal en vigueur au moment de sa publication. Actuellement, toute question relative aux sanctions imposées en période d’alarme, aux restrictions de mobilité, à la désobéissance, à la sécurité publique ou à la santé publique doit être examinée selon le cas spécifique, la jurisprudence actuelle, STC 148/2021, du 14 juillet, le décret royal 463/2020 du 14 mars, la loi organique 4/1981 du 1er juin, la loi organique 4/2015, pour la protection de la sécurité publique, la loi 33/2011 sur la santé publique générale et, le cas échéant, l’article 556 du Code pénal.

Ce billet inclut, à des fins informatives et historiques, le régime de sanctions analysé lors du premier état d’alarme déclaré en mars 2020 à l’occasion de la crise sanitaire liée au COVID-19. Son contenu doit être lu en fonction du moment réglementaire auquel il a été publié et des restrictions en vigueur à ce moment-là.

Cet article fait référence à la publication de notre collègue Sara Domínguez Ramos sur les sanctions liées aux restrictions de l’état d’alarme, publiée au Estadio Deportivo. Lisez l’interview complète ici.

Sanctions en période d’alarme : critères et régime applicables en 2020

Le Gouvernement, par le décret royal 463/2020 du 14 mars, a déclaré l’état d’alarme en Espagne, en vertu de la Loi organique 4/1981 du 1er juin, concernant les états d’alarme, d’exception et de siège.

Durant cette période, des restrictions exceptionnelles sur la mobilité et l’activité ont été adoptées, avec un impact direct sur la vie quotidienne des citoyens, sur l’activité économique et sur les secteurs particulièrement touchés, tels que le sport, le divertissement public, l’hôtellerie, le commerce et les déplacements non essentiels.

Le régime d’alarme permettait l’adoption de mesures telles que la limitation des déplacements ou de la permanence des personnes et des véhicules dans certains lieux et moments, la pratique des réquisitions temporaires, l’imposition de prestations personnelles obligatoires, l’intervention temporaire de certains espaces ou activités et l’adoption des ordres nécessaires pour assurer l’approvisionnement en biens et services essentiels.

Nouvelles restrictions et limitation des activités non essentielles

L’une des mesures les plus pertinentes adoptées durant cette période était l’obligation pour les travailleurs non essentiels de rester chez eux certains jours, dans le but de réduire la mobilité et de contenir la propagation du coronavirus.

La réduction des déplacements et la suspension des activités ont entraîné une augmentation des contrôles policiers, des identifications, des avertissements et, par la suite, des sanctions administratives pour des violations présumées des limitations imposées.

Dans le domaine du sport, les activités, l’entraînement, les compétitions et les événements ont été suspendus, et la fermeture des installations sportives, telles que les terrains de football, les centres sportifs, les piscines, les salles de sport, les stades et autres espaces similaires, a été convenue.

Impact de l’état d’alarme sur le sport

La suspension des compétitions sportives en période d’alarme a affecté les ligues nationales et internationales, les événements professionnels, les entraînements et les compétitions de terrain. Dans ce contexte, la paralysie de la Liga et d’autres compétitions européennes a également été analysée, ainsi que le report des événements sportifs internationaux.

La situation avait une portée historique, car la crise sanitaire a finalement déplacé à 2021 la suspension ou le report d’événements sportifs de haut niveau, y compris les Jeux Olympiques de Tokyo.

Dans ce contexte, la pratique d’un sport en dehors des hypothèses autorisées ou le déplacement injustifié pour exercer une activité physique peut donner lieu à des contrôles, des plaintes et d’éventuelles sanctions, selon la conduite spécifique et la règle appliquée.

Régime de sanction pendant l’état d’alarme

L’article 20 du décret royal 463/2020 faisait référence au régime de sanction et établissait que le non-respect ou la résistance aux ordres des autorités compétentes en période d’alarme serait sanctionné conformément aux lois, dans les termes prévus à l’article 10 de la Loi organique 4/1981.

En pratique, durant ces mois, différentes réglementations ont été utilisées pour soutenir les procédures de sanction, notamment en matière de sécurité publique, de santé publique, de protection civile et, dans les cas plus graves, de droit pénal.

Par conséquent, face à toute sanction imposée pendant l’état d’alarme, il était nécessaire d’examiner quel comportement spécifique avait été imputé, quelle règle avait été appliquée, quelle autorité était intervenue, quelles preuves étaient présentes dans le dossier et si la résolution était suffisamment fondée.

Loi organique 4/2015 sur la protection de la sécurité publique

L’un des règlements utilisés pendant l’état d’alarme était la Loi organique 4/2015, du 30 mars, sur la protection de la sécurité publique.

Parmi d’autres comportements, ce règlement prévoit les infractions liées à la désobéissance ou à la résistance à l’autorité ou à ses agents dans l’exercice de leurs fonctions, lorsqu’elles ne constituent pas un crime, ainsi que le refus de s’identifier ou la fourniture de données fausses ou inexactes dans les processus d’identification.

Elle inclut également les infractions liées à la suppression de clôtures, de bordures ou d’autres éléments placés par les Forces et Corps de Sécurité pour délimiter les périmètres de sécurité, lorsque le comportement ne constitue pas une infraction grave.

Droit général de la santé publique

La loi 33/2011, du 4 octobre, Santé publique générale, pourrait également s’appliquer, notamment lorsque les comportements allégués pourraient entraîner un risque ou des dommages à la santé de la population.

Ce règlement prévoit des infractions graves et très graves liées à des comportements ou omissions pouvant présenter un risque ou un préjudice à la santé publique, ainsi que des violations répétées des instructions de l’autorité compétente lorsqu’elles impliquent des dommages graves à la santé.

L’application de ce règlement nécessitait une analyse de la possibilité que les faits spécifiques puissent effectivement être intégrés au type d’infraction correspondant et s’il existait une justification suffisante pour le risque engendré.

Loi sur le Système national de protection civile

Un autre règlement mentionné durant cette période était la loi 17/2015, du 9 juillet, sur le Système national de protection civile.

Cette loi prévoit les infractions liées au non-respect des ordres, interdictions, instructions ou exigences émises par les instances compétentes ou par les membres des services d’intervention et d’assistance en cas d’urgence déclarée.

La gravité de l’infraction pouvait dépendre du danger ou de l’importance de cette conduite pour la sécurité des personnes ou des biens, chaque dossier devait donc être examiné individuellement.

Pertinence pénale possible : désobéissance grave

Dans les cas les plus graves, certains comportements pouvaient être analysés d’un point de vue criminel, notamment lorsqu’une résistance ou une désobéissance grave à l’autorité ou à ses agents était alléguée.

L’article 556 du Code pénal punit la résistance ou la désobéissance sévère à l’autorité ou à ses agents dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que certains comportements de manque de respect ou de considération pour l’autorité.

Cependant, l’application du droit pénal exige une évaluation particulièrement rigoureuse des faits, de la nature de la conduite, de l’action policière, de l’existence d’une injonction préalable et du degré de résistance ou de désobéissance imputé.

Amendes et sanctions pour violation des restrictions

En période d’alarme, sortir dans la rue sans motif valable, ne pas respecter les restrictions de mobilité ou ignorer les ordres de l’autorité pouvait entraîner des sanctions administratives, dont l’ampleur variait selon la règle appliquée et la gravité attribuée à la conduite.

Dans les premiers jours de l’état d’alarme, les identifications verbales et les avertissements par les forces et corps de sécurité étaient fréquents. Par la suite, avec l’avancement des restrictions, les plaintes et sanctions pour allégations de violations des limitations de mobilité ont augmenté.

En tout cas, l’imposition d’une sanction ne pouvait pas être comprise comme automatique. L’administration devait traiter le dossier avec des garanties, identifier les faits allégués, appliquer correctement la règle de sanction et exposer les raisons de la résolution.

Examen ultérieur des sanctions de l’état d’alarme

L’examen ultérieur de nombreuses sanctions imposées durant le premier état d’alarme a été particulièrement conditionné par le jugement de la Cour constitutionnelle 148/2021, du 14 juillet, qui a déclaré inconstitutionnels et nuls et non avenus certains articles de l’article 7 du décret royal 463/2020.

Par conséquent, toute procédure disciplinaire liée aux restrictions de mobilité durant cette période doit être analysée avec une prudence particulière. La viabilité d’une réclamation, d’un appel, d’un remboursement ou d’un examen dépend du statut du dossier, de la sanction définitive, de son paiement, de la règle applicable et des circonstances spécifiques de l’affaire.

Il est également pertinent de revoir les notifications reçues, les allégations portées, les appels déposés, la résolution de sanction et les délais disponibles pour agir.

Défense juridique contre les sanctions administratives

La défense contre une sanction administrative nécessite d’analyser l’ensemble du dossier. Il ne suffit pas d’examiner le montant de l’amende : il est nécessaire d’étudier la plainte, les actes allégués, la règle appliquée, les preuves existantes, les raisons de la décision et le respect des garanties procédurales.

Dans les sanctions liées à l’état d’alarme, il faut également évaluer l’impact de la jurisprudence et des résolutions ultérieures adoptées après la crise sanitaire, notamment lorsque la sanction reposait sur des restrictions de mobilité affectées par des déclarations ultérieures.

Chez IN DIEM Abogados, nous recommandons d’examiner chaque dossier individuellement avant de décider s’il faut faire des allégations, faire appel, demander un remboursement ou évaluer un moyen extraordinaire d’examen.


Preguntas frecuentes sobre sanciones durante el estado de alarma

¿Podían imponerse sanciones durante el estado de alarma?

Durante el estado de alarma se tramitaron sanciones vinculadas al incumplimiento de restricciones de movilidad, desobediencia, seguridad ciudadana o salud pública. La validez de cada sanción debe analizarse conforme al expediente concreto, la norma aplicada y la jurisprudencia posterior.

¿Qué normas se usaban para sancionar durante el estado de alarma?

Entre otras, se invocaron la Ley Orgánica 4/1981, la Ley Orgánica 4/2015 de protección de la seguridad ciudadana, la Ley 33/2011 General de Salud Pública, la Ley 17/2015 del Sistema Nacional de Protección Civil y, en supuestos graves, el Código Penal.

¿Qué relevancia tiene la STC 148/2021?

La STC 148/2021 declaró inconstitucionales y nulos determinados apartados del artículo 7 del Real Decreto 463/2020. Por ello, las sanciones vinculadas a restricciones de movilidad durante el primer estado de alarma deben revisarse con especial atención al caso concreto y al estado del expediente.

¿Puede revisarse una multa del estado de alarma?

Depende de la situación del expediente, de si la sanción fue recurrida, de si es firme, de si fue abonada y de la norma concreta aplicada. Es necesario revisar la resolución sancionadora, los hechos imputados, la prueba y los plazos disponibles.

¿Qué documentos conviene revisar en una sanción del estado de alarma?

Conviene revisar la denuncia, el acuerdo de iniciación, la propuesta de resolución, la resolución sancionadora, la norma aplicada, las notificaciones recibidas, los justificantes de pago y cualquier recurso o alegación presentada.

¿Cuándo conviene acudir a un abogado por una sanción administrativa?

Conviene acudir a un abogado cuando se recibe una denuncia, propuesta de sanción o resolución administrativa, especialmente si existen dudas sobre la legalidad de la sanción, la prueba, los plazos, la firmeza del expediente o la posibilidad de recurso.


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