État d’alarme dû à la COVID-19 : analyse juridique du décret royal 463/2020

Le personnel de santé effectuant des tests COVID-19 pour illustrer un avis juridique pendant l’état d’alarme.

IMPORTANT : cet article analyse le décret royal 463/2020, du 14 mars, qui a déclaré le premier état d’alarme pour la gestion de la crise sanitaire causée par la COVID-19, conformément au cadre réglementaire applicable au moment de sa publication.

Ce billet inclut, à des fins informatives et historiques, une analyse juridique du décret royal 463/2020, du 14 mars, qui déclarait l’état d’alarme pour la gestion de la crise sanitaire causée par la COVID-19. Son contenu doit être lu en lien avec le moment réglementaire auquel il a été publié et avec les mesures exceptionnelles en vigueur durant cette période.

État d’alarme dû à la COVID-19 : analyse juridique du décret royal 463/2020

Le décret royal 463/2020, du 14 mars, a déclaré l’état d’alarme sur tout le territoire espagnol afin de faire face à l’urgence sanitaire causée par le coronavirus COVID-19.

Le règlement a été émis en vertu de la Constitution espagnole et de la Loi organique 4/1981, du 1er juin, régissant les états d’alarme, d’exception et de siège. Son objectif était d’établir un cadre d’action exceptionnel pour coordonner les mesures de santé, administratives, de mobilité, transport, d’approvisionnement et de sécurité publique.

L’état d’alarme a été initialement déclaré pour une période de quinze jours civils, sans préjudice des prolongations successives qui pourraient être convenues conformément à la procédure prévue par la Constitution.

Autorités compétentes en période d’alerte

Le décret royal désignait le gouvernement comme autorité compétente et attribuait des fonctions spécifiques à différents ministères dans leurs domaines d’action respectifs.

Parmi les autorités compétentes déléguées figuraient les ministères responsables de la défense, de l’intérieur, des transports et de la santé, qui pouvaient émettre des ordres, résolutions, dispositions et instructions nécessaires pour assurer la fourniture des services essentiels et la protection des personnes, des biens et des lieux.

Le ministère de la Santé a assumé un rôle particulièrement important, notamment en ce qui concerne les mesures sanitaires, la coordination du système de santé et l’adoption de décisions visant à contenir la propagation du virus.

Action des Forces et Corps de Sécurité

Pendant l’état d’alarme, les Forces et Corps de sécurité de l’État, les forces de police régionales et locales, la Protection civile, la sécurité privée et, si nécessaire, les Forces armées, ont été soumis à un régime renforcé de coordination et de collaboration.

Les agents de l’autorité pouvaient effectuer des contrôles sur les personnes, les véhicules et les biens afin de vérifier le respect des mesures prévues par le décret royal. Ils pourraient également intervenir pour garantir le respect des restrictions de mobilité, le maintien des services essentiels et la protection de la santé publique.

Les administrations publiques continuaient d’exercer leurs pouvoirs ordinaires, mais elles devaient adapter leurs actions aux ordres, instructions et mesures émises par l’autorité compétente pendant l’état d’alarme.

Restrictions à la liberté de mouvement

L’une des mesures centrales du décret royal 463/2020 était la limitation de la circulation des personnes sur les routes et les espaces à usage public. Le règlement permettait certains déplacements justifiés, liés à des besoins fondamentaux liés au travail, à la santé, au bien-être, aux finances ou en force majeure.

Parmi les cas autorisés figuraient l’acquisition de produits alimentaires, pharmaceutiques et de nécessités de première nécessité ; l’assistance aux centres de santé ; se rendre au travail ; le retour à la résidence habituelle ; l’assistance et les soins des personnes âgées, mineurs, personnes à charge ou personnes particulièrement vulnérables ; voyager vers des institutions financières ou d’assurance ; et les déplacements dus à la force majeure ou à une situation de nécessité.

La possibilité de faire des voyages de nature similaire était également envisagée, à condition qu’ils soient individuels, sauf pour accompagner des personnes handicapées ou pour une autre raison justifiée.

Quant à la circulation des véhicules, celle-ci était liée aux trajets autorisés et au ravitaillement dans les stations-service, sans préjudice des mesures supplémentaires pouvant être convenues par les autorités compétentes.

Recherches temporaires et prestations personnelles obligatoires

Le décret royal envisageait également la possibilité d’effectuer des réquisitions temporaires de biens nécessaires à l’accomplissement des fins de l’état d’alarme.

Elle permettait également l’imposition de prestations personnelles obligatoires lorsque cela était nécessaire afin d’assurer la protection de la santé publique, le fonctionnement des services essentiels ou l’efficacité des mesures adoptées.

Ces pouvoirs étaient exceptionnels par nature et devaient être interprétés en fonction de l’objectif du règlement : traiter une situation d’urgence sanitaire extraordinaire.

Mesures de confinement contre la COVID-19

Le décret royal a établi différentes mesures de confinement dans des domaines particulièrement sensibles, tels que l’éducation, l’activité commerciale, l’hôtellerie, le divertissement, les lieux de culte, les transports et le système de santé.

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, l’enseignement en présentiel a été suspendu à tous les niveaux, tant dans les centres publics que privés, et a été progressivement remplacé par des modalités d’enseignement à distance lorsque cela était possible.

En ce qui concerne l’activité commerciale, il a été convenu de fermer des établissements non essentiels, permettant l’ouverture de boutiques liées à l’alimentation, aux produits de première nécessité, aux pharmacies, aux services de santé, aux opticiens, aux produits orthopédiques, à l’hygiène, à la presse, au carburant, aux télécommunications, à l’alimentation animale, aux pressings, aux blanchisseries et à d’autres services autorisés.

Le commerce électronique, par téléphone ou par courrier, était également autorisé comme moyen alternatif de maintenir certaines activités économiques sans compromettre les mesures sanitaires.

Mesures de santé et renforcement du système de santé

L’un des principaux axes de l’état d’alarme était le renforcement du système de santé. Bien que les communautés autonomes aient continué à gérer leurs services de santé, le ministère de la Santé a assumé une position de coordination renforcée.

Les autorités sanitaires pourraient adopter des mesures pour garantir une répartition adéquate des ressources techniques, professionnelles et matérielles sur tout le territoire national.

De plus, le ministère de la Santé pouvait émettre des ordres concernant les centres de santé publics et privés, le personnel de santé, la fourniture de médicaments, de produits médicaux, l’occupation temporaire des industries et les mesures nécessaires pour éviter les situations de pénurie.

Transport, Approvisionnement et Services Essentiels

L’état d’alarme a également affecté les transports publics, le transport de marchandises, le transport douanier, l’approvisionnement en électricité, le gaz, les carburants et d’autres services essentiels.

Le ministère des Transports, de la Mobilité et de l’Agenda urbain pourrait dicter les mesures nécessaires pour garantir des conditions minimales de mobilité et de sécurité, notamment en ce qui concerne les services essentiels et le transport des biens essentiels.

De même, des mesures ont été adoptées pour garantir l’approvisionnement en produits de base, médicaments, énergie, carburant et autres ressources essentielles au fonctionnement normal du pays en période de crise sanitaire.

Protection des infrastructures critiques et communication publique

Le décret royal envisageait la protection des infrastructures critiques et des installations qui, même si elles ne bénéficiaient pas formellement de cette classification, étaient jugées nécessaires à la fourniture des services essentiels.

Elle a également établi des obligations pour les médias publics et privés, qui devaient insérer les messages, avis et communications que les autorités compétentes jugeraient nécessaires pour informer la population.

Le but de ces prévisions était d’assurer la diffusion d’informations officielles et de garantir le fonctionnement des services de base en période d’urgence.

Régime de sanction pendant l’état d’alarme

Le non-respect des ordres de l’autorité compétente en période d’alarme pourrait entraîner des sanctions conformément aux règlements applicables dans chaque secteur.

Dans ce contexte, différentes réglementations ont été utilisées, notamment des lois sur la sécurité citoyenne, la santé publique, la protection civile et, dans les cas les plus graves, le Code pénal.

L’imposition des sanctions nécessitait, en tout cas, le traitement du dossier administratif ou judiciaire correspondant, l’identification des actes allégués, l’application d’une règle de sanction et le respect des garanties procédurales.

Suspension des délais administratifs et judiciaires

Le décret royal 463/2020 a accepté de suspendre les délais administratifs et procéduraux, sauf dans certains cas particulièrement urgents ou liés aux droits fondamentaux.

Dans le domaine pénal, certaines actions essentielles se poursuivaient, telles que les services de garde, les procédures d’habeas corpus, les procédures avec les détenus ou les détenus en instance provisoire, les ordonnances de protection et les procédures urgentes pour les mineurs.

Dans d’autres ordonnances juridictionnelles, des actions liées aux droits fondamentaux, à la protection des mineurs, à l’internement involontaire et à d’autres affaires qui, par nature, ne pouvaient être paralysées étaient maintenues.

Les délais de prescription et d’expiration étaient également suspendus dans les termes prévus par les règlements exceptionnels approuvés durant cette période.

Pertinence ultérieure du STC 148/2021

L’interprétation juridique du premier état d’alarme a été particulièrement conditionnée par le STC 148/2021, du 14 juillet, qui a déclaré inconstitutionnels et nul et non avenu certains articles de l’article 7 du décret royal 463/2020, relatifs à la restriction de la liberté de circulation.

Pour cette raison, tout dossier, sanction, réclamation, responsabilité financière ou controverse liée aux mesures adoptées lors du premier état d’alarme doit être examiné individuellement, en tenant compte du moment des faits, de la règle appliquée, de la situation de la procédure et de la jurisprudence ultérieure.

Conseils juridiques pendant et après l’état d’alarme

L’état d’alarme a engendré de nombreux recours juridiques pour les particuliers, les entreprises, les travailleurs indépendants, les travailleurs, les administrations et les professionnels. Les restrictions de mobilité, la suspension d’activités, les fermetures temporaires, les dispositifs de chô partiel, les sanctions, les délais suspendus et les mesures sanitaires ont suscité de multiples doutes juridiques.

IN DIEM Abogados a offert des conseils juridiques sur des questions liées aux sanctions administratives, à la mobilité, aux réquisitions, à la responsabilité patrimoniale, aux contrats, aux baux, aux ERTE, aux licenciements, aux activités commerciales, aux procédures judiciaires et aux procédures administratives affectées par la situation exceptionnelle.

Actuellement, les questions liées à l’état d’alarme doivent être examinées avec une attention particulière au cadre réglementaire applicable en tout temps et à la jurisprudence ultérieure, notamment en cas de sanctions définitives, d’appels en cours, de réclamations économiques ou de doutes sur la légalité de certaines mesures.


Preguntas frecuentes sobre el estado de alarma por COVID-19

¿Qué fue el estado de alarma declarado por el Real Decreto 463/2020?

Fue una medida excepcional aprobada para gestionar la crisis sanitaria ocasionada por el COVID-19. Permitió adoptar restricciones de movilidad, medidas sanitarias, limitaciones de actividad, suspensión de plazos y otras decisiones orientadas a proteger la salud pública.

¿Qué norma regula los estados de alarma, excepción y sitio?

La regulación básica se encuentra en la Ley Orgánica 4/1981, de 1 de junio, que desarrolla el régimen jurídico de los estados de alarma, excepción y sitio previsto en la Constitución Española.

¿Qué restricciones de movilidad se aprobaron durante el primer estado de alarma?

El Real Decreto 463/2020 limitó la circulación por vías y espacios públicos, permitiendo determinados desplazamientos justificados, como la compra de alimentos, asistencia sanitaria, desplazamiento laboral, cuidado de personas vulnerables, retorno al domicilio o situaciones de necesidad.

¿Qué importancia tiene la STC 148/2021?

La STC 148/2021 declaró inconstitucionales y nulos determinados apartados del artículo 7 del Real Decreto 463/2020. Por eso, las sanciones y controversias vinculadas a restricciones de movilidad durante el primer estado de alarma deben revisarse caso por caso.

¿Se suspendieron los plazos judiciales y administrativos?

Sí. El Real Decreto acordó la suspensión de plazos administrativos y procesales, con excepciones para actuaciones urgentes, derechos fundamentales, procedimientos penales esenciales, protección de menores y otros supuestos que no podían quedar paralizados.

¿Cuándo conviene acudir a un abogado por asuntos vinculados al estado de alarma?

Conviene acudir a un abogado cuando existan sanciones, recursos, reclamaciones, perjuicios económicos, dudas sobre plazos suspendidos, responsabilidad patrimonial, contratos afectados, ERTE, despidos o cualquier controversia derivada de las medidas adoptadas durante aquel periodo.


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