IMPORTANT : Cet article a été rédigé conformément au cadre réglementaire et aux critères jurisprudentiels existant au moment de sa publication. L’opposition à l’exécution fondée sur une demande de pension alimentaire, des changements de garde de facto, des modifications de mesures et l’allégation possible d’abus de droits ou d’enrichissement sans cause doit actuellement être examinée conformément à la réglementation en vigueur, à la jurisprudence applicable et aux circonstances spécifiques de l’affaire. En tout cas, tout changement stable de cohabitation ou de garde de l’enfant doit être régularisé judiciairement afin d’éviter des conflits ultérieurs.
Hypothèse : Changement de garde d’un mineur par accord mutuel sans décision de justice
Parfois, pour plusieurs raisons, la garde d’un enfant peut être temporairement ou définitivement modifiée de facto par les parents, sans avoir préalablement recouru à une procédure judiciaire pour modifier les mesures.
Dans ces cas, un enfant vivra avec le parent non gardien.
Prenons un exemple :
M. Pablo et Mme Paula divorcent, ayant deux enfants mineurs à la suite de leur mariage. Dans la procédure de divorce d’un commun accord, l’accord réglementaire est approuvé, stipulant que la garde sera attribuée exclusivement à Mme Paula, établissant le régime de droit de visite correspondant en faveur du père, M. Pablo, qui doit verser chaque mois le montant de 500 euros (250 pour chaque enfant) en pension alimentaire.
Eh bien, il s’avère que, pour le bien de l’enfant, les parents acceptent ensuite de modifier le système de garde, l’enfant vivant indéfiniment avec le père, sans qu’aucun accord ne soit signé, et la procédure judiciaire pour modifier les mesures n’est pas suivie.
M. Pablo choisit d’arrêter de verser la pension alimentaire, comprenant que c’est actuellement lui qui paie les frais de pension alimentaire de l’enfant
Malgré ce qui précède, quelques mois après la modification du système de cohabitation, la mère réclame une pension alimentaire de l’enfant qui est avec le père.
Il n’y a pas de modification des mesures : l’exécution peut-elle être contestée dans une demande de pension alimentaire ?
La question qui se pose est de savoir si la cohabitation avec le bénéficiaire de la pension alimentaire peut être invoquée par le parent non gardien comme cause d’opposition à l’exécution, fondée sur une possible situation d’enrichissement iljustifié en faveur du conjoint non obligé de payer.
Causes de l’opposition. Titres judiciaires
Bien qu’il soit vrai que les causes d’opposition à l’exécution sont énumérées dans la loi de procédure civile (art. 556), formant ainsi un numerus clausus, il est tout aussi vrai qu’il existe un secteur jurisprudentiel qui admet la possibilité que des causes autres que celles prévues par la loi puissent être alléguées.
Les motifs d’opposition sur le fond des titres judiciaires (dans les décisions judiciaires, arbitrales ou de médiation) seront :
- Paiement ou respect de ce qui est ordonné dans le jugement, à condition que cela soit justifié par des documents.
- L’expiration de l’action exécutive.
- Les pactes ou transactions convenus pour éviter leur application, à condition qu’ils soient consignés dans des documents publics.
Jurisprudence : Pension alimentaire et opposition à l’exécution pour enrichissement abusif
Bien qu’elle ne soit pas trouvée dans les causes examinées par la LEC, conformément à la jurisprudence suivante, l’allégation de ce motif d’opposition à l’exécution est admise, ainsi que d’autres qui, s’ils ne sont pas maintenus, peuvent constituer un abus de droit. En résumé, ce que recherchent les décisions des tribunaux provinciaux, c’est que des situations d’abus du droit et d’enrichissement injuste ne surviennent pas en faveur du parent non obligé de payer.
Cour provinciale de Barcelone, article 18. Ordre du 07/06/1999
« En fait, l’enfant mineur du mariage vit avec le père depuis avant que l’exécution en question ne soit demandée par la mère, avec la pleine connaissance et le consentement de la mère, et puisque la pension alimentaire des enfants est fixée selon la personne qui en a la garde, car cela a changé volontairement, et si elle est attribuée au père, il n’y a plus de cause pour l’obligation de pension alimentaire en faveur de la mère, puisque c’est le parent qui a la garde qui paie ses besoins, et donc la revendication de la mère selon laquelle le père continue de lui donner un certain montant pour ce concept ne peut pas aboutir, car cela impliquerait, comme le juge l’indique « a quo », un enrichissement injuste par le paiement de ce qui est dû ».
Cour provinciale de Barcelone, article 18. Ordonnance du 21/10/2010 et Cour provinciale de Barcelone, article 18 Ordonnance du 24/07/2014
« Puisque la fille n’a pas résidé avec la mère pendant les mois pour lesquels elle réclame une pension alimentaire, mais qu’elle l’a fait avec le père, de sorte que ce dernier a pris en charge les besoins alimentaires de la fille susmentionnée durant les mois réclamés, il n’est pas approprié de soutenir la revendication qu’elle fait, avec un abus indéniable de droits, car cela entraînerait une situation d’enrichissement sans cause en faveur du créancier et contre la personne obligée de payer, une situation contraire au principe général contenu à l’article 7 du Code civil, en constituant un abus de droits qui ne peut mériter une protection devant les tribunaux. »
Cour provinciale de Barcelone, article 18. Ordre du 22/02/2002
« Maintenir l’obligation de payer la pension alimentaire, prouvant que l’enfant travaille, entraînerait une situation d’enrichissement injustifié en faveur du créancier et contre la personne obligée de payer, une situation contraire au principe général contenu à l’article 7 du Code civil en constituant un abus de droit qui ne peut mériter une protection devant les tribunaux. »
Cour provinciale de Huelva, article 1. Ordre du 16/11/2012
« Il est tout à fait possible que le défendeur invoque, en tant que motif d’opposition, face à une action exécutive pour non-paiement de pension alimentaire, le fait que l’enfant bénéficiaire majeur ne remplit pas les conditions prévues à l’article 93.2 du Code civil – en l’occurrence qu’il ou elle ait ses propres revenus – et qu’il ou elle n’est pas possible d’exiger le respect d’une obligation déjà en dehors du jugement qui est censé être exécuté par le l’opposition doit être résolue, car sinon elle constituerait un abus évident du droit interdit par le système juridique à l’article 7.2 du Code civil, et entraînerait un enrichissement injuste pour l’exécuteur ».
Cour provinciale de Séville, article 2. Jugement du 01/10/2005 (JUR\2005\140538)
« Il a été prouvé que le fils du couple, bénéficiaire de la pension alimentaire versée par le demandeur, a commencé à vivre avec ce dernier en janvier 2003 (à l’exception de quelques visites occasionnelles chez sa mère), ayant été jugé par la Cour de première instance n° 6 (Famille), jugement daté du 15 juillet de la même année au cours duquel les mesures relatives à la pension alimentaire sont modifiées, il est évident que le bénéficiaire initial et administrateur de cette pension alimentaire a bénéficié d’un avantage patrimonial qui entraîne à son tour un appauvrissement du demandeur, qui est également fondé sur le fait d’avoir vécu avec son fils durant cette période en lui fournissant ce qui est nécessaire à sa nourriture et la subsistance. La cause qui a justifié le réception d’un tel montant de pension alimentaire par la défenderesse (sa cohabitation avec le bénéficiaire de la même pension) a disparu, de sorte que cette dernière n’a pas prouvé qu’elle l’a donnée à son fils ou qu’elle avait l’intention de payer sa pension, il existe un enrichissement de la part du défendeur qui favorise le maintien de l’appel déposé et la réclamation faite ».
Cour provinciale de Séville, article 5. Ordre du 22/01/2004
« Le défendeur s’est opposé au motif qu’il n’avait pas versé la moitié de la pension alimentaire, spécifiquement la partie correspondant à son fils Luis Enrique, car son fils vivait avec lui depuis des dates précédentes, et a continué jusqu’à ce qu’il se rende dans la maison que M. Luis Enrique avait acquise […]. La personne tenue de verser une pension alimentaire peut, à son choix, payer la pension alimentaire, ou recevoir et entretenir à son domicile la personne qui y a droit, tel qu’établi à l’article 149 du Code civil, un droit d’option qui, comme cela a été souligné à plusieurs reprises par la jurisprudence, n’est pas absolu, car, comme l’a indiqué le jugement du 25 novembre 1985 (RJ 1985, 5908) doit être subordonnée au fait qu’il n’y a aucun obstacle, ni légal ni moral. Dans le cas présent, il n’y avait pas une telle impossibilité, car le fils a déménagé chez le père en octobre 1997 jusqu’à la mi-1999. En conclusion, on peut dire que le père a assuré la pension alimentaire à domicile, donc la réclamation ne doit pas être acceptée car il a choisi de la fournir directement. Depuis la mi-1999, le fils a ses propres revenus, malgré cela, le père lui a versé soixante mille pesetas par mois, deux revenus lui permettant d’acquérir sa propre maison le 12 mars 2001.
Toutes ces données, ainsi que le manque de légitimité de la part de Mme Diana, étant donné que son fils n’avait pas vécu avec elle depuis bien avant le début de la dette, doivent aboutir au rejet complet de la réclamation faite, y compris celle concernant le mois de mars 2002, au cours duquel le montant total de la pension alimentaire est réclamé. »
Conclusions
Bien que les motifs d’opposition à l’exécution soient inclus à l’article 556 du Code de procédure civile, il existe une doctrine jurisprudentielle qui admet d’autres personnes que celles évaluées dans cette loi, en faveur d’une application complète des Valeurs supérieures du système juridique, en particulier de la JUSTICE proclamée à l’article 1 de la Constitution. Ainsi, la situation d’enrichissement injuste et d’abus du droit résultant de l’application excessivement restreinte d’une règle serait considérée comme contraire à la loi.
Quoi qu’il en soit, il serait conseillé de modifier et d’adapter notre droit de procédure civile, afin que l’opposition à l’enrichissement injustifié, du moins dans ce type de cas factuel, ait une régulation expresse et, ainsi, que les règlements procéduraux soient alignés sur la Valeur de la JUSTICE et la réalité sociale et familiale de plus en plus flexible et changeante. et en particulier, comme les cas de changement de garde d’un mineur sans décision de tribunal.
Auteur : Blanca Sánchez Pérez Abascal
Preguntas frecuentes sobre cambio de custodia sin sentencia y pensión de alimentos
¿Qué ocurre si el menor pasa a vivir con el progenitor no custodio?
Si el menor pasa a convivir de forma estable con el progenitor que antes no tenía la custodia, puede alterarse la realidad que justificaba la pensión de alimentos. No obstante, mientras no exista resolución judicial que modifique las medidas, la obligación fijada en sentencia sigue formalmente vigente.
¿Puede dejar de pagarse la pensión de alimentos sin sentencia judicial?
No es recomendable dejar de pagar la pensión de alimentos de forma unilateral sin solicitar la modificación judicial de medidas. Aunque el menor conviva con el progenitor obligado al pago, la sentencia o convenio aprobado judicialmente siguen siendo ejecutables mientras no se modifiquen.
¿Qué debe hacer el progenitor si el menor ya vive con él?
Debe solicitar cuanto antes una modificación de medidas para adaptar judicialmente la custodia, el régimen de visitas y la pensión de alimentos a la nueva realidad familiar. También conviene conservar pruebas de la convivencia efectiva del menor.
¿Puede el otro progenitor reclamar pensiones aunque el menor no viva con él?
Puede intentar reclamarlas si la resolución judicial vigente mantiene la obligación de pago. Sin embargo, el progenitor ejecutado podría oponerse alegando que el menor convivía realmente con él y que abonar la pensión al otro progenitor podría generar enriquecimiento injusto o abuso de derecho.
¿Qué es una ejecución por impago de pensión de alimentos?
Es el procedimiento mediante el cual el progenitor acreedor solicita judicialmente el cobro forzoso de las cantidades impagadas conforme a una sentencia, auto o convenio regulador aprobado judicialmente.
¿Puede alegarse enriquecimiento injusto aunque no esté expresamente previsto en la LEC?
Existe enriquecimiento injusto cuando un progenitor recibe una pensión de alimentos destinada al menor pese a no asumir realmente sus gastos, mientras el otro progenitor soporta directamente la manutención por convivir con el hijo. Algunas resoluciones de Audiencias Provinciales han admitido esta alegación en casos concretos para evitar situaciones de abuso de derecho, especialmente cuando el menor no convivía con el progenitor que reclama la pensión y el obligado al pago asumía directamente sus gastos.
¿Qué es el abuso de derecho en una reclamación de alimentos?
Puede existir abuso de derecho cuando se reclama formalmente una pensión conforme a una resolución anterior, pero la realidad familiar ha cambiado de tal forma que exigir el pago resulta contrario a la buena fe y genera un beneficio injustificado.
¿Qué pruebas son importantes para acreditar el cambio de convivencia?
Son útiles certificados de empadronamiento, informes escolares, comunicaciones entre progenitores, recibos de gastos, informes médicos, testigos, mensajes, justificantes de manutención y cualquier documento que demuestre que el menor vivía con el progenitor ejecutado.
¿El acuerdo verbal entre progenitores es suficiente?
El acuerdo verbal puede explicar el cambio de hecho, pero resulta inseguro jurídicamente. Para evitar conflictos posteriores, lo adecuado es documentar el acuerdo y solicitar su aprobación judicial mediante modificación de medidas.
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