Histoires de réussite. Acquittement du crime d’usurpation (squatting) contre l’UNICAJA.

Marteau judiciaire, clés de maison et balances de justice sur des documents pour défendre les affaires de squatt.

Acquittement du crime d’usurpation contre UNICAJA

Les institutions financières, par l’intermédiaire des médias, sensibilisent les citoyens à un changement de sensibilité et d’actions en lien avec le mouvement des squatters, ainsi qu’en particulier auprès des familles menacées d’exclusion sociale.

En gros, ils ont l’intention de nous transmettre une nouvelle autorégulation, et une nouvelle manière de protéger les plus défavorisés, évitant ainsi l’injustice et le manque de protection des familles particulièrement défavorisées.

Cependant, toutes les institutions financières ne concrétisent pas ces principes et intentions. Ce fut le cas de l’UNICAJA, dans une procédure pénale pour le petit crime d’usurpation (squatting), que finalement le Tribunal d’instruction numéro deux d’Estepa a poursuivi en acquittant les accusés.

Dans le cas présent, l’iniquité de la situation était plus que manifeste : les occupants étaient les propriétaires du même logement, qui l’avaient obtenu de la banque lors d’une procédure d’exécution.

Les défendeurs occupaient la propriété (qui leur appartenait) depuis 2014 et avaient tenté de conclure un accord avec la banque pour la récupérer, ce qui n’a jamais abouti.

L’entité UNICAJA a choisi de ne pas faire appel du jugement, restant définitif et, par conséquent, il ne sera probablement jamais connu via les bases de données juridiques.

Pour cette raison, IN DIEM Abogados vous laisse à votre disposition le Jugement du Tribunal d’Instruction Numéro Deux d’Estepa, daté du 13 novembre 2018, pour toute personne ayant besoin de ce précédent. La défense était dirigée par notre collègue Sara Domínguez Ramos.

Jugement. Argumentation.

La formulation du jugement est la suivante :

« DEUXIÈMEMENT. – Les faits dénoncés par UNICAJA BANCO SAU, même s’ils pouvaient théoriquement relever du champ d’action décrit à l’art. 245.2 CP, ne peuvent pas donner lieu à une condamnation dans la présente affaire. Il existe des indications que UNICAJA BANCO SAU connaissait l’identité des occupants (malgré le fait qu’elle ait adressé sa plainte contre les occupants inconnus du bien), et qu’en réalité, il y a eu des discussions entre les parties sur la possible canalisation de la situation de possession du bien, ou de sa propriété. Cela peut être déduit des déclarations des témoins susmentionnés et de la capture d’écran de l’email envoyé le 24 octobre 2017 par M. XXX, dans lequel il est indiqué qu’un document de demande de location a été envoyé. De même, et en appliquant par analogie (art. 4 LEC) le principe de disponibilité et de facilité de preuve qui est à l’œuvre à l’article 217 du Code de procédure civile, l’ouverture en 2014 d’un compte courant au nom de l’aîné de ses enfants et le versement périodique de montants de 300 € peuvent également être comprises comme une preuve de la véracité des déclarations des défendeurs (il ne semblerait pas logique de se comporter ainsi avec la banque qui à l’époque les a dépossédés de leur domicile, si ce n’était pas parce que UNICAJA BANCO SAU avait suscité certaines attentes chez les défendeurs, indépendamment des conditions sous lesquelles la position de la banque leur avait été transférée ou de ce qu’ils auraient pu, peut-être par autosuggestion, compris). Nous pourrions même être confrontés à une possible erreur d’interdiction de l’article 14.3 du Code pénal, bien qu’il ne soit pas attribué à cette Cour d’examiner cette possibilité, puisque la défense n’a été soulevée par aucune des parties et que la Cour ne l’a soumise à son examen (ex art. 733 LECrim).

Il est également important de noter qu’il n’existe aucune exigence avant le dépôt de la plainte, malgré le fait que le plaignant connaît, comme cela a été maintenu, l’identité des occupants. Et nous ne devons pas négliger de faire référence au principe de l’intervention minimale et à la nature conséquente du dernier recours du droit pénal, qui impose que la protection des droits tels que celui affecté par les faits dénoncés doive de préférence être recherchée par des procédures civiles, qui sont ouvertes à ceux qui se considèrent lésés.

Lesconsidérations exprimées dans le SAP de Toledo du 22 février 2017 sont intéressantes, où l’on nous dit :

Dans cette ordonnance de compétence pénale, une interprétation doit être prise en compte qui, conformément aux principes fondamentaux qui guident l’État de droit, permet d’établir la limite qui sépare la portée de la protection civile de possession du précepte pénal ; à cet égard, il faut nécessairement prendre en compte l’existence d’un principe fondamental dans le domaine pénal, à savoir l’intervention minimale, dont les conséquences et l’interprétation obligatoire des normes juridiques conformément à la réalité sociale de l’époque où elles doivent être appliquées (art. 3.1 du Code civil (LOI 1/1889)), ainsi que l’existence dans la sphère civile de canaux adéquats permettant aux parties concernées d’élucider leurs différends, impose, en conséquence logique, une application restrictive et stricte des règles pénales correspondantes (STS. du 4 avril 1990, qui cite à son tour celles des 7.3 et 30.5.1988 et 10.6.1989) ; et c’est une question qui est justement résolue dans la décision bien fondée en appel, qui, après analyse détaillée du type, finit par renvoyer l’appelant à l’ordonnance juridictionnelle civile.

Par conséquent, s’il existe deux types de protection possessoire, civile et pénale, toute perturbation de possession n’est pas subsummable au sens du précepte pénal. La protection essentielle et générale est assurée par les actions possessives visant à récupérer la possession, ou par celle de l’expulsion en cas d’occupation précaire du bien, sans titre habilitant. L’intervention criminelle, inspirée par les principes de proportionnalité, d’intervention minimale et de « ratio » extrême, ne peut être réservée dans les termes du précepte criminel que pour les cas les plus graves, c’est-à-dire pour les cas où le trouble de la possession a une importance plus grande.

Dans le cas en question, il est clair que l’usurpation pénale, qui constitue un crime, est a priori insoutenable, en l’absence des exigences susmentionnées, car en tout cas nous pourrions être confrontés à une possible dépossession ou trouble, avec des doutes pour cet organe d’appel quant à la relation qui devrait prévaloir sur l’objet contesté, puisque l’absence de convocation ou de notification de l’occupant potentiel doit être antérieure à la naissance de la procédure pénale, ce qui signifie qu’elle ne peut pas être déjà révélée dans celle-ci, comme cela s’est produit ici. (…)

En résumé, les faits qui ont fait l’objet de l’accusation, en plus de souffrir des défauts qui constituent des exigences absolument nécessaires à leur succès dans la procédure pénale, ne conduisent pas à l’existence d’une infraction ou d’une infraction pénale, puisque l’accusation et la condamnation pour l’infraction d’usurpation ne répondent pas aux caractéristiques que de nombreuses juridictions considèrent nécessaires à la subsomption à l’article 245.2 du Code pénal (LOI 3996/1995), sans préjudice du fait que l’acte typique inclus dans ce précepte constitue actuellement une infraction mineure après la réforme par la Loi organique 1/2015 (LOI 4993/2015), comme on peut en déduire de ce précepte en lien avec l’article 13.4 du Code pénal (LOI 3996/1995) et de la première disposition transitoire de la loi organique susmentionnée. Il ne faut pas oublier que les faits décrits dans la plainte et la demande d’expulsion contenue dans la requête sont protégés par la législation civile, étant protégés par les procédures (également civiles) contenues à l’article 250.1.2 ª (LOI 58/2000) et 7 ª de la loi de procédure civile. Ainsi, de nombreux tribunaux provinciaux ont compris que le droit légal protégé par l’article 245.2 du Code criminel (LOI 3996/1995) est la possession comprise comme un droit exercé immédiatement sur le bien

biens immobiliers, même s’ils sont sur une base éventuelle, c’est-à-dire un bien immobilier qui n’est pas accompli dans le cas présent, dans lequel le titulaire du droit est une banque qui, en tant que telle, ne possède pas, au sens expliqué ci-dessus, de l’utiliser et de le jouir. En ce sens, la jurisprudence inférieure a affirmé que toute perturbation de possession ne peut être considérée comme punissable, même celles qui ont lieu sous forme d’occupation, mais seulement les occupations qui présentent un risque pour le bien juridique protégé par la possession par le propriétaire (SS. AA. PP. de Cadix, art. 8ª, 6.11.2000 ; Las Palmas, Sec. 1ª, 13.10.2000). Par conséquent, l’occupation punissable serait seulement que

dans lequel l’occupant a l’intention évidente d’exercer des droits de possession sur la propriété occupée (SAP. Burgos, art. 1ª, 17.1.2000 ; Córdoba, art. 1ª, 9.10.2000), ce qui peut être attesté par la permanence dans l’habitation occupée. Selon ce critère, les occupations de biens abandonnés ou de biens sans possession « socialement manifeste » ne seraient pas punissables (AP. Las Palmas, cité du jugement) ; le même esprit se retrouve dans le jugement du Tribunal provincial de Madrid, art. 5, du 9.10.2000. Pour sa part, le Tribunal provincial de Madrid, dans un arrêt du 20 février 2004, souligne la nécessité que le fait provoque un trouble important dans la possession pacifique des biens occupés, ce qui conduit à l’exception des cas où la possession des biens occupés n’est pas effectivement mise à jour. La même Cour, dans un jugement du 11 mai 2006, comprend que « la possession protégée par l’ordonnance pénale est celle dont on jouit et jouit effectivement, non seulement parce que ce qui n’est pas effectivement joui est déjà protégé dans le système civil par l’exercice des actions possessoires et vindicatives correspondantes, mais parce que le droit pénal, à notre avis, ne devrait pas protéger la possession qui n’est pas exercée en obtenant une utilité individuelle (…). L’infraction pénale récidiviste n’est pas une infraction à risque, mais un préjudice au bien juridique protégé, comme nous l’avons déjà défini, protégeant pénalement le possesseur qui jouit effectivement et jouit du bien « .

Tout ce qui précède, tel qu’annoncé, impose à ce juge une déclaration d’acquittement. »

Objectif IN DIEM : Une société plus juste.

L’objectif d’IN DIEM est une société plus JUSTE, PLUS SOLIDAIRE et RESPONSABLE, avec les plus défavorisés. Dans ce cas, la responsabilité sociale de la banque aurait dû devenir réalité, avec une famille ayant perdu son domicile à cause de la crise économique et qui ne l’a occupé que par manque de moyens et par impossibilité d’un accord viable avec la banque pour sa reprise. Nous espérons de la part d’IN DIEM que ces situations – une bonne fois pour toutes – ne se reproduiront pas.

Nos remerciements à l’auteur de l’image vedette de 15299 à Pixabay

Preguntas frecuentes sobre delito leve de usurpación y ocupación de vivienda

¿Qué es el delito leve de usurpación de vivienda?

El delito leve de usurpación se regula en el artículo 245.2 del Código Penal y puede producirse cuando una persona ocupa, sin autorización, un inmueble, vivienda o edificio ajeno que no constituye morada, o se mantiene en él contra la voluntad de su titular.

¿Toda ocupación de una vivienda es delito?

No. No toda ocupación o situación posesoria conflictiva debe resolverse por la vía penal. En muchos casos puede tratarse de una controversia civil, especialmente cuando existen dudas sobre la posesión, conversaciones previas, expectativas generadas, falta de requerimiento o ausencia de una perturbación penalmente relevante.

¿Qué importancia tiene el principio de intervención mínima?

El principio de intervención mínima implica que el Derecho Penal debe reservarse para los supuestos más graves. Si el conflicto puede resolverse adecuadamente por la vía civil, mediante acciones posesorias, desahucio u otros procedimientos, puede no resultar proporcionado acudir al castigo penal.

¿Por qué puede ser relevante el requerimiento previo al ocupante?

El requerimiento previo puede servir para acreditar que el titular del inmueble ha manifestado claramente su voluntad contraria a la ocupación. Su ausencia puede ser relevante cuando existen dudas sobre la situación posesoria, especialmente si el titular conocía la identidad de los ocupantes y no actuó antes de denunciar.

¿Puede absolverse a una persona denunciada por usurpación?

Sí. Puede dictarse sentencia absolutoria si no se acreditan los requisitos del tipo penal, si existen dudas razonables sobre la voluntad de permanencia ilícita, si el conflicto pertenece al ámbito civil o si la acusación no demuestra una perturbación posesoria penalmente relevante.

¿Qué ocurre si los ocupantes fueron antiguos propietarios de la vivienda?

La circunstancia de que los ocupantes hubieran sido propietarios de la vivienda puede ser relevante para analizar el contexto del caso, especialmente si la pérdida del inmueble se produjo en un procedimiento ejecutivo y existieron intentos de acuerdo con la entidad bancaria. No elimina automáticamente la controversia, pero puede influir en la valoración penal.

¿Qué diferencia hay entre la vía civil y la vía penal en estos casos?

La vía civil permite recuperar la posesión o resolver conflictos sobre el uso del inmueble mediante los procedimientos previstos en la Ley de Enjuiciamiento Civil. La vía penal, en cambio, exige que la conducta encaje claramente en el delito de usurpación y que tenga la gravedad suficiente para justificar una respuesta penal.

¿Qué papel puede tener el error de prohibición?

El error de prohibición puede plantearse cuando una persona actúa creyendo que su conducta no es ilícita, por las circunstancias concretas del caso. En asuntos de ocupación, podría valorarse si existieron conversaciones, autorizaciones aparentes, expectativas legítimas o información que llevara a los ocupantes a entender que podían permanecer en la vivienda.

¿Qué pruebas pueden ser importantes en un procedimiento por usurpación?

Pueden ser relevantes las comunicaciones entre las partes, requerimientos previos, documentos bancarios, contratos, correos electrónicos, justificantes de pagos, testigos, antecedentes de negociación, título de propiedad y cualquier prueba que permita reconstruir la relación entre el titular del inmueble y los ocupantes.

¿Por qué conviene defensa penal especializada en un delito de usurpación?

Porque la defensa debe analizar si concurren todos los requisitos del artículo 245.2 del Código Penal, si el conflicto debe resolverse por la vía civil, si existen dudas razonables, si hubo requerimiento previo y si puede aplicarse el principio de intervención mínima del Derecho Penal.

Saviez-vous qu’Abogados IN DIEM propose un service en ligne et un service express ?

Nous offrons à nos clients la possibilité d’être assistés par appel vidéo ou visioconférence, ainsi que par téléphone, selon leurs préférences, afin que l’assistance soit la plus personnalisée, avec une immédiateté absolue et sans besoin de se déplacer. Ce service est complété par une communication par e-mail, ce qui facilite l’analyse et la livraison de la documentation.

De même, pour les entreprises et les particuliers, IN DIEM Abogados propose des services urgents et une attention 24h/24 pour les questions nécessitant une réponse rapide.


Autre chose à propos des avocats IN DIEM ? Nous vous laissons avec cette courte vidéo de présentation…

Vous nous trouverez à Séville, Madrid, Las Palmas de Gran Canaria, Malaga, Huelva, Punta Umbria, Tomares, Coria del Rio, Dos Hermanas, Mairena del Alcor, Estepona, Marbella et Mairena del Aljarafe. Ce sera un plaisir de vous aider.

Pour quelques reconnaissances, nous vous laissons ce lien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vision juridique

D'autres articles de notre blog qui pourraient vous intéresser

Affaire Swiss Capital : analyse juridique et technique d’une plateforme d’investissement frauduleuse

Arnaque du financement primé : analyse juridique et technique d’une fraude numérique sophistiquée

Arnaque de Monexa Holding : analyse juridique et technique d’une fraude numérique structurée

Arnaque Aldisyn Investments : anatomie juridique d’un terrain numérique lié à Terrax, Club Nueva Piedra et RMAM Vip

Arnaque Iaxuss : analyse juridique et technique d’une fraude numérique conçue pour paraître réelle

Profit-Trades : voici comment fonctionne le réseau d’investissement frauduleux qui piége des milliers d’utilisateurs en Europe