L’exercice du droit de ne pas déclarer est-il une indication de culpabilité ?

Entendre devant un juge devant un juge sur le droit de ne pas témoigner.

L’affaire de Begoña Gómez Fernández a suscité de grandes répercussions sociales et politiques en Espagne en raison d’accusations de trafic d’influence et de facilitation de contrats publics d’une valeur de 10 millions d’euros à des entreprises avec lesquelles elle entretenait des relations amicales, en particulier celles associées à l’homme d’affaires Juan Carlos Barrabés. Il est allégué qu’elle a utilisé sa position d’épouse de Pedro Sánchez Pérez-Castejón, président du gouvernement espagnol, à ces fins. Gómez Fernández a invoqué son droit de ne pas témoigner à deux reprises, tandis que son avocat assure qu’elle n’a rien à cacher.

Cet article analyse l’évaluation du silence ou du refus de témoigner du prévenu pendant l’enquête et le procès oral d’un point de vue jurisprudentiel, ce qui est crucial pour établir une stratégie de défense adéquate. Un exemple pertinent est le jugement du Tribunal provincial de Madrid n° 100/2014, du 6 février, soutenu par diverses résolutions :

Jugement de la Cour constitutionnelle n° 61/2005

Il est logique et raisonnable de déduire une indication de culpabilité à partir de la conduite passive de l’accusé, mais cette déduction doit être faite dans le contexte d’une condamnation formée en évaluant toutes les preuves disponibles.

Jugement de la Cour constitutionnelle n° 202/2000

Il est considéré que, en présence de certaines preuves objectives présentées par l’accusation, l’absence d’explications de la part des accusés due à l’exercice du droit de garder le silence peut être utilisée par le juge pour justifier une condamnation. Cependant, cette condamnation ne peut pas reposer uniquement sur le fait que le prévenu a choisi de garder le silence.

Jugement de la Chambre criminelle de la Cour suprême 21-10-2004

Il est reconnu que le silence de l’accusé lors du procès oral, en refusant de témoigner, constitue un droit légitime et fait partie de son droit à la défense, donc ce silence ne peut être considéré comme une preuve de l’accusation. Cependant, dans les cas où l’accusation a présenté suffisamment de preuves nécessitant une explication de la part de l’accusé, son silence n’est pas considéré comme une preuve contre elle, mais il peut être considéré comme un élément lors de l’évaluation des preuves présentées.

Jugements de la Cour européenne des droits de l’homme du 8 février 1996 (Murray c. Royaume-Uni) et du 20 mars 2001 (Telfner c. Autriche)

On considère que le Tribunal peut tirer des conclusions du silence de l’accusé alors qu’au vu des preuves présentées par l’accusation, la seule conclusion logique est que l’accusé n’a aucune explication pour l’affaire. La Cour suprême, pour sa part, a déclaré que l’évaluation du silence des accusés devait être complémentaire, servant d’argument final sur l’existence de preuves compromettantes. C’est-à-dire qu’il doit toujours exister d’autres preuves prouvant le fait et la participation de l’accusé.

En résumé, le jugement et le soutien de ces résolutions indiquent que le silence de l’accusé ne constituera jamais une preuve de l’accusation ni une indication rationnelle de criminalité, puisqu’il constitue un droit fondamental reconnu à l’article 24.2 de la Constitution espagnole.

Cependant, le tribunal peut valoriser le silence lorsqu’il évalue les preuves incriminantes non réfutées par l’accusé, ce qui suggère que le silence peut être interprété comme une certaine acceptation de la thèse de l’accusation et de ses preuves en l’absence d’une contradiction ou d’une explication alternative.


Preguntas frecuentes sobre el derecho a guardar silencio en el proceso penal

¿Tiene derecho un investigado o acusado a guardar silencio?

Sí. El derecho a guardar silencio forma parte del derecho de defensa reconocido en el artículo 24.2 de la Constitución Española. Ninguna persona investigada o acusada está obligada a declarar contra sí misma ni a confesarse culpable.

¿Guardar silencio puede considerarse una prueba de culpabilidad?

No. El silencio del investigado o acusado no puede ser considerado, por sí solo, una prueba de cargo ni un indicio suficiente de culpabilidad. Para condenar debe existir prueba válida, suficiente y obtenida con todas las garantías.

¿Puede el tribunal valorar el silencio del acusado?

Sí, pero con límites. La jurisprudencia admite que el silencio pueda valorarse de forma complementaria cuando existen pruebas de cargo relevantes que requerirían una explicación razonable. En ningún caso puede sustituir la necesidad de prueba suficiente.

¿Qué diferencia hay entre guardar silencio y admitir los hechos?

Guardar silencio no equivale a reconocer los hechos ni a aceptar la tesis de la acusación. Es una manifestación legítima del derecho de defensa. La culpabilidad debe probarse por la acusación, no deducirse automáticamente de la falta de declaración.

¿Puede una condena basarse únicamente en el silencio?

No. Una condena penal no puede fundarse exclusivamente en que el acusado haya decidido no declarar. Deben existir otras pruebas de cargo que acrediten los hechos y la participación de la persona acusada.

¿Qué ha dicho el Tribunal Constitucional sobre el silencio del acusado?

El Tribunal Constitucional ha señalado que el silencio puede ser valorado dentro del conjunto de la prueba, pero no puede operar como prueba autónoma de culpabilidad. Su valoración debe realizarse siempre con respeto al derecho de defensa y a la presunción de inocencia.

¿Qué criterio sigue el Tribunal Supremo?

El Tribunal Supremo ha admitido que el silencio pueda tener relevancia argumentativa cuando la acusación ha aportado pruebas sólidas que no reciben explicación alternativa. Aun así, exige que exista una base probatoria independiente y suficiente.

¿Qué importancia tiene la estrategia de defensa?

La decisión de declarar o guardar silencio debe formar parte de una estrategia de defensa individualizada. Deben valorarse las pruebas existentes, el momento procesal, los riesgos de contradicción y la conveniencia de ofrecer o no una explicación alternativa.

¿Es lo mismo guardar silencio en instrucción que en juicio oral?

No necesariamente. Aunque el derecho a guardar silencio existe en ambas fases, sus efectos estratégicos pueden ser distintos. La instrucción sirve para investigar los hechos, mientras que el juicio oral es el momento central de valoración de la prueba.


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